Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol22.djvu/425

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est-ce que nous t’avons vu avoir faim, ou soif, ou être étranger ou nu, ou malade, ou en prison, et que nous ne t’avons point assisté ? nous vu ayant faim ou soif, ou errant, ou nu, ou malade ou prisonnier, et ne t’avons-nous pas secouru ?
45. Et il leur répondra : Je vous dis en vérité qu’en tant que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, vous ne me l’avez pas fait non plus. Et il leur répondra : Vous savez vous-mêmes que si vous n’avez pas fait tout cela au plus petit de vos frères, vous ne me l’avez pas fait non plus.
46. Et ceux-ci s’en iront aux peines éternelles ; mais les justes s’en iront à la vie éternelle. Et ceux-ci iront en exil éternel 2) et les justes dans la vie éternelle.

Remarques.

1) Chez les anciens écrivains de l’Église, on rencontre cette variante : εἰς τὸ σϰότος τύ ἐξώτερον ; dans un des manuscrits se trouve εἰ τὸ πῦρ τὸ ἐξώτερον, dans le feu extérieur, c’est-à-dire en dehors de la vie ; pensée exprimée plusieurs fois auparavant.

2) Κόλασις, sauf le sens de punition, signifie encore retraite, écart, retranchement.

Quand le fils de l’homme est élevé dans son importance, quand la vie de l’esprit est comprise, le fils de l’homme rend à chacun selon ses actes. Le fils de l’homme, l’esprit de l’homme, est le potentat de la vie, et c’est lui qui sépare les hommes. C’est ce qui est dit chez Jean, v : Le père ne juge pas, ne sépare personne, mais il a transmis à son fils tout jugement et division, et le fils sépare les hommes comme le berger sépare les brebis des