Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol3.djvu/141

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XVII


En sortant de chez Erochka, Loukachka rentra chez lui. Maintenant, le brouillard, humide de rosée, se soulevait de terre et enveloppait la stanitza. Le bétail, qu’on ne pouvait distinguer, commençait à se mouvoir de divers côtés. Les coqs se répondaient plus souvent et avec des cris plus aigus. L’air devenait transparent et les habitants commençaient à se lever. Arrivé tout près de la stanitza, Loukachka reconnut la haie humide de brouillard de sa cour, le petit perron de la cabane et le loquet ouvert de l’enclos ; on entendait, au milieu du brouillard, le son d’une hache sur le bois. Loukachka rentra dans la cabane. Sa mère, déjà levée, debout devant le poêle, y jetait du bois. Sur le lit dormait encore une petite sœur de Loukachka.

— Eh bien, Loukachka, tu t’es bien amusé ? —