Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol3.djvu/158

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XIX


Le brouillard se levait en découvrant les toits de jonc humides, où il se transformait en rosée qui humectait la route et l’herbe voisine des haies. De toutes les cheminées, s’élevait la fumée. Les habitants sortaient de la stanitza, et allaient soit au travail, soit vers le fleuve, soit au cordon. Les chasseurs montaient côte à côte, sur la route humide couverte d’herbe. Les chiens agitaient la queue et, se tournant vers leur maître, couraient de côté. Des myriades de moucherons tourbillonnaient dans l’air et agaçaient les chasseurs, dont ils couvraient le dos, les yeux et les mains. On sentait l’herbe et l’humidité de la forêt. Olénine se retournait sans cesse vers le chariot, dans lequel était assise Marianka qui, avec la gaule, fouettait les bœufs.

Il faisait calme.

Les sons de la stanitza, entendus auparavant,