Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol3.djvu/203

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entre lui et ces filles sauvages des Cosaques ? Bieletzskï parlait de ces relations étranges, cyniques, et en même temps sévères… Il lui était difficile de penser qu’il serait là-bas, dans la même cabane avec Marianka et d’être obligé, peut-être, de causer avec elle. Cela lui semblait impossible quand il se rappelait son air majestueux - Et Bieletzkï racontait que tout cela était si simple « Est-ce que Bieletzkï se conduirait ainsi avec Marianka ? C’est intéressant — pensait-il. — Non, mieux vaut n’y pas aller. Tout cela est vilain, vulgaire et principalement inutile. » Mais il était de nouveau inquiété de la question : comment tout cela se passera-t-il ? Il se sentait lié par la parole donnée. Il partit sans avoir rien résolu. Mais il alla jusqu’au logis de Bieletzkï et y entra.

La cabane qu’habitait Bieletzkï était semblable à celle d’Olénine. Elle se dressait sur pilotis, à deux archines de terre et se composait de deux chambres. Dans la première où Olénine accéda par un petit escalier très raide, des couettes, des tapis, des couvertures, des coussins, étaient jetés à la manière cosaque, avec goût, artistiquement l’un près de l’autre, le long du mur. Sur les murs mêmes étaient accrochés des plats en cuivre et des armes. Sous un banc se trouvaient des melons d’eau et des courges.

Dans la deuxième chambre, il y avait un grand poêle, une table, des bancs et des icônes des vieux