Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol3.djvu/246

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XXXI


Le soleil se montrait déjà au-dessus des poiriers qui jetaient leur ombre sur la charrette, et de ses rayons obliques, même à travers les branches installées par Oustenka, il brûlait le visage des jeunes filles qui dormaient sous la charrette. Marianka s’éveilla et se mit à arranger sa coiffure. En regardant autour, elle aperçut derrière le poirier, le locataire, qui, le fusil sur l’épaule était debout et causait à son père. Elle poussa Oustenka, et en souriant, sans rien dire, le lui montra.

— Hier j’ai marché longtemps, et je n’ai rien pris, — disait Olénine en regardant autour de lui avec inquiétude et à cause des branches, n’apercevant pas Marianka.

— Si vous allez sur l’autre bord, tout droit par le compas, là-bas, dans un jardin abandonné qu’on nomme le désert, il y a toujours des lièvres, — dit le khorounjï en changeant aussitôt son style.