Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol3.djvu/251

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



XXXII


Il s’arrêta deux fois, en entendant le rire sonore de Marianka et d’Oustenka qui, maintenant ensemble, criaient quelque chose. Olénine passa toute la soirée dans la forêt, à la chasse. Sans avoir rien pris, il revint à la tombée de la nuit. En traversant la cour, il remarqua la porte ouverte de la cuisine des propriétaires et aperçut une chemise bleue. À voix haute, pour qu’on sût son arrivée, il appela Vanucha et s’assit sur le perron à sa place habituelle. Les propriétaires étaient déjà de retour du jardin. Ils sortirent de la cuisine, entrèrent dans la cabane et ne l’appelèrent pas chez eux. Marianka sortit deux fois dans la rue. Une fois dans la demi-lumière, il lui sembla qu’elle se retournait vers lui. Il suivait avidement chacun de ses mouvements, mais ne se décidait pas à s’approcher d’elle ; quand elle disparut dans la cabane, il descendit du perron et se mit à marcher