Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol3.djvu/313

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XLII


En rentrant chez lui, pendant deux heures, il resta allongé immobile sur le lit, ensuite il se rendit chez le commandant de la compagnie et demanda la permission de rejoindre l’état-major. Sans dire adieu à personne, envoyant payer le propriétaire par Vanucha, il se prépara à aller à la forteresse où était logé le régiment. Seul l’oncle Erochka l’accompagnait. Ils burent et burent. Comme au moment de son départ de Moscou la troïka de poste était près du perron. Mais Olénine n’analysait plus ses sentiments comme à cette époque, et ne se disait pas que tout ce qu’il avait pensé et fait ici n’était pas cela. Il ne se promettait plus une nouvelle vie. Il aimait Marianka plus qu’avant, et maintenant il savait qu’il ne serait jamais aimé d’elle.

— Eh bien ! Adieu, père ! — fit l’oncle Erochka, — Quand tu iras en campagne, sois plus pru-