Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol3.djvu/96

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XI


Le soir, le maître de la maison revint de la pêche, et en apprenant qu’on lui paierait le logement, il calma sa femme et satisfit aux exigences de Vanucha.

Dans le nouveau logement tout s’arrangeait. Les maîtres s’installèrent dans la partie de l’izba habitée l’hiver, et la partie d’été fut cédée au junker moyennant trois pièces par mois. Olénine mangea et s’endormit. Il s’éveilla avant la nuit, se lava, se brossa, prit son dîner, et, en fumant la cigarette, s’assit près de la fenêtre qui donnait sur la rue. La chaleur diminuait, l’ombre oblique de l’izba avec son faîte découpé s’allongeait à travers la rue poussiéreuse et se brisait au bas même de la maison voisine. Les toits de roseaux de la maison d’en face brillaient aux rayons du soleil couchant. L’air fraîchissait ; la stanitza était silencieuse, les soldats, maintenant installés, étaient devenus plus