Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol7.djvu/89

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Kiril Vladimirovitch m’est aussi parent par sa mère ; il est le parrain de Boris — ajoute-t-elle, comme si elle n’attachait aucune importance à ce fait.

— Le prince Vassili est arrivé à Moscou, hier. On m’a dit qu’il allait en inspection, — dit la visiteuse.

— Oui, mais entre nous, — fit la princesse, — c’est un prétexte ; il est venu chez le prince Kiril Vladimirovitch, le sachant si malade.

— Cependant, ma chère, c’est un bon tour, — dit le comte ; et en remarquant que la visiteuse ne l’écoutait pas, il s’adressa aux demoiselles. — Il avait une bonne figure, je m’imagine, le policier ; j’aurais ri.

Et en montrant comment le policier devait agiter les bras, il éclata de nouveau d’un rire sonore et profond qui ébranla tout son corps replet, comme rient ordinairement les hommes qui ont toujours bien mangé et surtout bien bu. — Alors, s’il vous plaît, vous dînerez chez nous, dit-il.