Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol8.djvu/499

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général parlait longuement de quelque chose à l’empereur. L’empereur lui répondit quelques mots, fit un pas pour s’approcher du cheval. De nouveau la foule de la suite et celle de la rue où était Rostov se rapprochèrent de l’empereur. L’empereur s’arrêta près du cheval, et, empoignant la selle, il s’adressa au général de cavalerie et lui dit haut, évidemment pour que tous l’entendent :

— Je ne peux pas, général, et je ne peux pas parce que la loi est plus forte que moi.

Et l’empereur mit le pied sur l’étrier. Le général inclina respectueusement la tête. L’empereur monta sur le cheval et partit au galop dans la rue. Rostov, hors de soi d’enthousiasme, courait derrière lui avec la foule.