Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol9.djvu/68

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tranquille. Grand Dieu ! aide-moi à marcher sur tes traces : 1o à vaincre la colère par la douceur et la patience ; 2o à vaincre la luxure par l’abstinence et le dégoût ; 3o à m’éloigner de la vanité et à ne pas m’écarter : a) des affaires d’État, du service ; b) des soucis de famille ; c) des relations avec les amis ; d) des occupations économiques. »


« 27 novembre.

» Je me suis levé tard. Une fois éveillé, je suis resté longtemps au lit, m’abandonnant à la paresse. Mon Dieu, aide-moi, donne-moi la force de marcher dans ta voie. J’ai lu les saintes Écritures, mais sans le sentiment qui convient. Après, le frère Ourousov est venu, nous avons causé des vanités du monde. Il a parlé des nouveaux projets de l’empereur. Tout d’abord, je me mis à le critiquer, puis je me rappelai les préceptes et les paroles de notre bienfaiteur : que le vrai maçon doit être un agent actif de l’État quand on exige sa participation, et contempler tranquillement ce à quoi il n’est point appelé. Ma langue est mon ennemie. Les frères G. V… et O… m’ont fait visite ; nous avons parlé de l’admission de nouveaux frères. Ils m’imposent la charge d’orateur. Je m’en sens incapable et indigne. Ensuite nous en vînmes à l’explication des sept poteaux et des degrés