Page:Tolstoï - Œuvres complètes vol1.djvu/281

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zum dritten Mal [1], et je m’enfuis. Je sautai dans l’eau, grimpai sur l’autre rive et pris la fuite. Ich sprang in’s Wasser kletterte auf die andere Seite und machte mich ausdem Staube.

» Toute la nuit je courus sur la route, mais quand vint l’aurore, craignant d’être reconnu, je me cachai dans les hauts seigles. Là je me mis à genoux, joignis les mains, remerciai le père du Ciel de m’avoir sauvé, et tout à fait tranquille, je m’endormis. Ich dankte dim Allmachtigen Gott für Seine Barmherzigkeit und mit beruhigten Gefühl schlief ich ein.

» Je m’éveillai le soir et allai plus loin. Tout à coup un grand chariot allemand attelé de deux chevaux noirs, me rattrapa. Dans le chariot était assis un homme bien mis, il fumait la pipe et me regarda. Je ralentis le pas pour être depassé par le chariot. Mais, j’allais doucement et le chariot allait de même, et l’homme me regardait ; j’allais plus vite, et le chariot allait plus vite, et l’homme me regardait. Je m’assis au bord de la route, l’homme arrêta ses chevaux et me regarda : « Jeune homme, dit-il, — où allez-vous si tard ? » Je répondis : « Je vais à Francfort. » — « Asseyez-vous dans mon chariot, il y a de la place et je vous conduirai… Pourquoi n’avez-vous rien avec vous, pourquoi votre barbe n’est-elle pas rasée, et pourquoi votre

  1. Dit-elle une troisième fois.