Page:Tolstoï - Œuvres complètes vol27.djvu/134

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


considérer que le plus grand est celui qui est le plus riche et le plus fort ; mais il faut tenir pour grand celui qui est le serviteur :

Mais il leur dit : Les rois des nations les maîtrisent, et ceux qui usent d’autorité sur elles sont nommés bienfaiteurs.

Il n’en doit pas être de même entre vous ; mais que celui qui est le plus grand parmi vous soit comme le moindre, et celui qui gouverne comme celui qui sert. (Luc, xxii, 25-26.)

Mais que le plus grand d’entre vous soit votre serviteur. Car quiconque s’élèvera sera abaissé, et quiconque s’abaissera sera élevé. (Matth., xxiii, 11-12.)

Il ne faut pas avoir peur de ceux qui ont le pouvoir de tuer le corps ; mais il faut craindre celui qui peut perdre l’âme :

Et ne craignez point ceux qui ôtent la vie du corps, et qui ne peuvent faire mourir l’âme ; mais craignez plutôt celui qui peut perdre l’âme et le corps dans la gehenne. (Matth., x, 28.)

En tout il faut agir envers les hommes comme nous voulons qu’on agisse envers nous :

Toutes les choses que vous voulez que les hommes vous fassent, faites-les leur aussi de même ; car c’est là la loi et les prophètes. (Matth., vii, 12.)

D’après la doctrine du Christ, les enfants du Père sont libres car ils savent la vérité ; et la vérité les délivrera :

Et vous connaîtrez la vérité et la vérité vous affranchira. (Jean, viii, 32.)

Jésus lui répondit : Les enfants en sont donc exempts. (Matth., xvii, 26.)