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APPENDICE 301

tions de la vie, que des aspirations vers le bien réel, véritable, accessible à l’homme.

TROISIÈME APPENDICE

La voix de la raison se fait entendre à l’homme de plus en plus nettement; l’homme prête de plus en plus souvent l’oreille à cette voix ; et le temps vient, il est déjà venu, où cette voix est devenue plus forte que celle qui invite les hommes au bien individuel et au faux devoir. Il devient de plus en plus évident d’une part que la vie individuelle avec ses séductions ne peut procurer le bien, d’autre part que l’accomplissement de tout devoir, imposé par les hommes, n’est qu’une tromperie qui prive l’homme de la possibilité de s’acquitter du seul devoir qu’il doive reconnaître, celui qu’il a contracté vis-à-vis du principe raisonnable et bon d’où il procède. L’ancienne imposture qui exige que l’on croie à ce qui est dénué de sens raisonnable, a déjà fait son temps, et il est impossible d’y revenir.

Auparavant on disait : ne raisonne pas, mais crois aux obligations que nous t’imposons. La raison t’induira en erreur. La foi seule te découvrira le vrai bien de la vie. Et l’homme s’efforçait de croire et croyait en effet, mais ses rapports avec les autres hommes lui ont montré