Page:Tsubouchi - Ourashima.djvu/30

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.
— 24 —


le chant (l’air d’Itchou)

Au nord, à l’infini, les vagues s’élèvent, mêlant le ciel et l’eau et, dans la plaine verte qui fume, des voiles s’estompent et disparaissent.


le chant (l’air de Nagaouta)

Des voiles ou non, on ne sait ; les mouettes s’élancent dans l’air.


le chant (l’air d’Itchou)

Elles volent avec la fumée de l’eau. Les vagues s’avancent et se retirent, sans changement, depuis l’ère des divinités. Par-delà cette onde aux nombreux replis se trouvent trois îles, et là, dit-on, habitent les divinités toujours jeunes.


le chant (l’air de Nagaouta)

Aux soirs d’automne, sur la côte d’ouest, à la plage du Soleil couchant, les vagues qui s’avancent roulent avec un bruit sonore. L’eau se brise et se déchire contre les rochers, s’en va au loin, et loin elle lave les côtes de la Corée où le soleil qui se couche entre dans le palais de la nuit.


le chant (l’air de Kiyomoto)

Dans le ciel où le rideau de brocart va se fondre, une lumière blanche s’allume, celle d’un bateau de pêche peut-être. Le rideau violet se fane et le dessin du ciel change lentement. Oh ! sans qu’on l’ait d’abord aperçue,