Page:Tsubouchi - Ourashima.djvu/69

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le chant (pour deux)

Est-ce joie ou tristesse, nous ne pouvons le distinguer.


le chant (pour Ourashima)

Partir me cause une peine infinie ; mais adieu, dame de mon âme, je reviendrai.

(Ourashima à droite reste debout sans bouger de la scène. Tandis que la princesse et la jeune suivante se dirigent en dansant vers le fond. Elles se détournent souvent pour regarder Ourashima.)
(L’obscurité tombe. On entend, plus fort, le bruit des vagues. Les poissons qui pénètrent de tous côtés séparent Ourashima de la princesse. De temps à autre, des éclairs illuminent les vagues. En s’éloignant, la princesse et la suivante deviennent toutes petites. Au fond de la scène apparaît, à peine esquissée, la silhouette du palais de la mer.)

le chant (pour Ourashima)

Adieu, adieu, ô ma princesse !

(Le tableau devient tout à fait sombre. Il ne reste aucune trace du palais de la mer. Le bruit des vagues s’entend seul. Le rideau se baisse lentement.)