Page:Tsubouchi - Ourashima.djvu/72

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
— 66 —


le chant

  Buvez, chantez maintenant.
  Qui connaît l’avenir ?
  Il n’y a qu’un printemps,
  La jeunesse passe vite,
  Et l’on rit rarement.
  Maintenant les fleurs s’épanouissent.
  Les fleurs s’épanouissent maintenant.


(Les danseurs, après avoir tourné trois fois autour du cerisier, cessent leur danse. Celui qui guidait la danse et qui est un peu ivre s’arrête au milieu de la scène et dit : )

premier paysan

Ah ! c’est très amusant, très amusant ! Reposez-vous, reposez-vous, à présent.

(Tous les danseurs s’asseyent. Les uns au pied de l’arbre, les autres sur des pierres et quelques-uns s’allongent sur le gazon.)

premier paysan

Eh bien ! la fête est pourtant la même que tous les ans, mais je ne me suis jamais tant amusé ! L’an passé, la moisson a été abondante et cette année nous avons eu beaucoup de poissons, aussi faut-il nous réjouir. Nous danserons et nous chanterons pendant toute la nuit. Mais, toujours danser, c’est monotone. Que ferons-nous encore ?