Page:Variétés Tome II.djvu/135

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n’est-il mort par les chemins, affin que ceste triste nouvelle ne fut parvenuë à l’oreille du roy ? On dit que le conseil de France n’est pas beaucoup bon ; mais celuy d’Espagne est cent fois pire, puisqu’il a suggeré un acte si estrange au roy. Bon Dieu ! que l’Espagnol est mefiant ! Il pense aux choses futures ; je ne pense pas qu’il se laisse attraper si facilement : il est plus ruzé et plus cauteleux qu’on estime. Le François n’est pas pour estre parangonné11 à luy. Maudite nation, qui nous a tousjours une inimitié et haine si estrange !

J. B. Voilà une chose estrange, que le roi ne sçauroit estre en repos. Il est tousjours traversé de quelque chose. Est-il possible que messieurs les Rochelois le contraignent encore d’aller vers eux ? N’ont-ils pas assez experimenté son bras victorieux12 ?

Une damoiselle des halles, qui etoit plus loing avec l’assemblée de messieurs les gros marchands, s’escarte et s’en vient vers ces femmes icy, et leur tient ces propos : Que dites-vous maintenant, mes-


ou avertissement des dangereuses approches des forces espagnolles pour bloquer le royaume de France et pays circonvoisins, avril 1621, in-8. Mais ce fut bien pis, en 1623 ; on publia : Progrès des conquêtes du roi d’Espagne, etc. ; Dessein perpétuel des Espagnols à la monarchie universelle, avec les preuves d’iceluy ; Déclaration historique de l’injuste usurpation et détention de la Navarre par les Espagnols, etc.

11. Comparé.

12. Il y avoit eu en 1621, surtout du 9 au 24 juillet, quelques beaux coups de main de l’armée royale contre la garnison de La Rochelle ; mais la ville n’en tenoit pas moins intrépidement.