Page:Variétés Tome II.djvu/183

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


24. Ne derogeons cependant aux priviléges des gentilshommes, ausquels permettons de fureter aux connils18 dans les garennes, et aux gens de condition roturière dans les clapiers ; et toutesfois n’empeschons aux nobles de chasser quelquefois aux clapiers, ny aux roturiers de chasser aux garennes, selon que les occasions se presenteront.

25. Jaçoit ce que cy-devant, pour les inconveniens et scandales qui sont survenus, nous ayons defendu le port d’armes entre nos confrères, toutesfois, voyant que la plupart d’iceux s’aneantissoient, ce qui pourroit au long aller tomber au grand detriment et dommage de nostre convent, advenant nouvelle guerre, sera à l’advenir permis à chacun de porter pistolets, batons de feu19 pour gibier ; et afin qu’il n’y ait aucun mescontentement, et que les dames et damoiselles ne se plaignent, comme si par nous estoit octroyé plus de prerogative aux hommes qu’aux femmes, voulons qu’elles en portent le rouet.

26. S’il se trouve quelque abbatie, nous l’adjugeons en forme d’espave à celuy qui en sera le premier occupant, sans qu’il soit tenu de la reveler ou communiquer aux gruyer et capitaine de nos forests.

27. Par ce que nous voyons les forests de nostre


cousins germains de sot, dit Henry Estienne, sont niais, que le vieil françois disoit nice, fat, badaud. » Apologie pour Hérodote, La Haye, 1735, in-12, t. 1er, p. 28.

18. C’est le vieux mot qui signifioit lapin.

19. « Les mousquets, les fusils, les arquebuses, sont appelés des bâtons à feu. » Dict. de Trévoux.