Page:Variétés Tome II.djvu/186

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donner bas et roide dedans la belouse, tous lesquels jeux nous ne rejetons, et autres de mesme marque, moyennant que le tout se face sans opinion d’avarice ou argent, pour laquelle cause, entre tous les jeux, deffendons notamment le jeu de la pille28.

30. Recevons entre gentilshommes et gentilzfemmes les esbats qui leur sont destinez d’ordinaire : jeux de luitte, courre la bague, faire des combats plaisans, à la charge que, s’il se trouve gentilhomme qui refuse, ou d’entrer en la lice, ou de mettre la lance en l’arrest quand l’occasion se presentera, le declarons indigne de porter les armes, et le degradons du tiltre et qualité de noblesse, avecques sa postérité.

31. Et pour le regard des luittes, par ce que les femmes sont ordinairement plus foibles, et qu’il leur est de besoin destourner la force de leurs combatans par leurs subtilitez et engins, permettons seulement aux femmes de bailler le sault de Breton29. Pourront neantmoins les hommes leur donner roidement le crocq en jambe, selon que les necessitez leur apprendront.

32. Authorisons, entre les dances, tous branles, et par spécial les branles gay, et branle double30,


28. Ici, dans l’édition de Jean Sara, se trouve une interversion de pages qui nous fait passer de la 11e à la 14e et du 29e au 38e article.

29. « C’est le saut, la chute d’un homme qu’on fait tomber par un certain tour de lutte. » Dict. de Trévoux.

30. Le branle gay se dansoit par deux mesures ternaires ; le branle double se répétoit deux fois.