Page:Variétés Tome II.djvu/86

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La lettre de change estoit en semblables termes : Payez à trois jours de lettre veüe ou plus tost, sans qu’il soit besoin d’autre que la presente, au sieur Antonio Bertoloni, marchand banquier, demeurant à Venise, la somme de neuf mille ducats, pour pareille somme que nous avons icy receüe du sieur marquis de Sainct-Arme, pour estre ceste somme employée en perles, chesnes d’or et diamans. Si le sieur Bertoloni prend des diamans, perles et chesnes d’or de plus grand prix que les neuf mille ducats, ne faites point de difficulté de payer le plus, car le sieur marquis de Sainct-Arme, outre les neuf mille ducats, nous en a baillé autre mil, pour prendre les perles, diamans et chesnes d’or, jusques à la valeur de dix mille ducats, si besoin est.

La lettre de creance contenoit : Suivant l’advis que je vous avois donné y a trois jours, payez au sieur Antonio Bertoloni le contenu en la lettre de change dont je vous envoye la coppie.

La lettre envoyée à l’evesque de Venafry portoit : Conformement à celles que je vous manday y a trois jours, je vous envoye la lettre de change de dix mille ducats souz le nom du sieur Antonio Bertoloni. Vous prendrez garde que vous ayez de telles perles, chesnes d’or et diamans que vous desirez.

La lettre à l’evesque de Concordia estoit en ce sens15 : C’est pour vous faire entendre que, selon celles que je vous escrivis y a trois jours, j’ay compté les dix mille ducats que j’avois à monsieur l’evesque de Venafry au banquier Alexandre Bossa, duquel j’ay


15. L’Esprit du Mercure ne reproduit que cette lettre.