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Chasque journée une heure ou deux,
Avoir des tantes et cousines
Dans le couvent des Carmelines[1]
Pour aller jouer en esté ;
Veoir madame de Breauté[2],
Amasser force grains de Rome,
Avoir veu de près le sainct homme[3],
Garder de sa robbe un morceau
Pour enchasser en un tableau,
Parler des cas de consciences,
Selon qu’on voit les occurrances,
Appeller tousjours à garand
Arnoux, Granger et Seguerand[4],
Raconis[5], le petit minime ;
Discourir un peu de la rime,
Et, si l’esprit n’est trop fasché,
Songer aux amours de Psiché ;
Mettre un petit de sa science
À bien faire la reverance
À la Bocane[6] et la Dupont[7],
- ↑ Les Carmélites de la rue du Bouloi, chez lesquelles se faisoient les retraites des dames de la cour. V. Lettres de Sévigné, 15 octobre 1677 et 25 mai 1680.
- ↑ Femme d’Adrien de Bréauté, gentilhomme de la chambre, mort en 1610. V. le P. Le Long, t. 3, no 31,885.
- ↑ Le Pape.
- ↑ Le P. Seguirand, confesseur du roi. V. notre tome 2, p. 134. Le père Arnoux l’étoit aussi.
- ↑ V. plus haut une note de la Chasse au vieil grognard de l’antiquité.
- ↑ C’est-à-dire à la manière de Bocan, le fameux maître de danse. V. sur lui une note de notre tome 1, p. 135.
- ↑ Autre maître de danse, dont le nom est resté consacré par