Page:Vauban - Traité des sièges et de l’attaque des places.djvu/13

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Tous ces défauts des anciennes éditions avaient été signalés dès 1805 par M. le chevalier Allent, dans son excellente Histoire du corps du Génie. En octobre 1826, nous sûmes que M. le maréchal-de-camp baron Valazé s’occupait d’une nouvelle édition du Traité de la Défense des Places, revue sur les manuscrits du Dépôt des fortifications. Un an après, nous pensâmes à faire le même travail sur l’attaque des places, avec l’autorisation de Son Excellence le Ministre de la guerre ; et, examen fait des éditions et des manuscrits de cet ouvrage, nous résolûmes de suivre fidèlement le texte du bel exemplaire manuscrit, que possède le Dépôt des fortifications, et qui parait être celui que Vauban présenta au duc de Bourgogne, en 1704.

Cet exemplaire, in-folio, est écrit sur beau papier, est doré sur tranches et relié avec luxe en maroquin rouge. Sur les plats de la couverture sont des filets à fleurs de lis en or qui encadrent les armes de France. Le dos présente sept entre-nerfs, dans l’un desquels, le deuxième, est écrit Traité des Sièges ; dans chacun des autres sont deux L couronnés et quatre fleurs de lis en sautoir. Il est le premier de la série in-folio des manuscrits de Vauban. La dédicace est ornée d’une vignette et signée Vauban. Les divisions de l’ouvrage ne sont pas indiquées autrement que par des titres en lettres capitales, reproduits semblablement dans cette édition. Le nombre des pages est de 623, y compris un Mémoire sur l’artillerie et les sapeurs, également adressé au duc de Bourgogne ; celui des planches est de 31 ; il y a en outre quelques figures dans le texte. Les planches sont faites avec soin et sont placées à la fini des chapitres auxquels