Page:Vauban - Traité des sièges et de l’attaque des places.djvu/259

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DES vmcns. 229 Péboulis des brèches à canon pourrait s'élever'jusà qu’au défaut du roc ,` et s’il n’y a pointude fente ou veine dans le rocher, qui puisse favoriser 'I'attache— ment.du mineur ,`et enfin si le roc est dur , mou , à bancs rompus ou feuillus. _ A Montmédy , nous trouvàmes bien un grand escarpement au pied du bastion,' niais à "meme temps un roc fort veineux; c’est de quoi nousnous prévalumes assez` heureusement par Pattachement du mineur. Ilest aussi à remarquer que nous per- çâmes des la moitié du glacis par dessous le che- min couvert decette place , trois descentes defossé qui débouchèrent à même temps —au niveau de son _ fond; ce qui nousidonna moyen d’y_ mettre du monde pour attabher et soutenir le `mineur qui, sans ce secours, n’aurait pu y tenir, parce que le. canon du flanc gauche tourmentaitbeaucoup son logement; et nous y.tua du monde avant que le flanc fûtdémonté. Les ennemis y jetèrent d’aily· leu,rs"une infinité de feux d’artifice,' bombes et · ` grenadesqui nous 'firent beaucoup de peine _'j·us= qu’à ce que le mineur fût tout-à-fait enfoncé dans le roc ;··c’est_ sur quoi il fautextrêmement sepré- cautionner. . 7 · · _f`à ju; ` _ A Stenay, ils allumèrent ungrand feu au pied S¢e¤~y·¤< du bastion _del’attaqi1e'gauche, devant le trou du · mineur, qui nous en 'chassa sans retour. . É ` Au premier siégede SaintelMenehould , les h§jà'î‘“j