Page:Vauban - Traité des sièges et de l’attaque des places.djvu/84

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54 nuque g des fourrages; faire des fascines, aller en _com> i mandement, au pain, à la'guerre, etc. De sorte qu’elles sont toujours en mouvement, quelque grosse que puisse être une armée. Ce qui était bien plus fatigant autrefois qu’à prescrit, parce que les siéges duraient le double et- le _tripl` °de ce qu’ils font aujourd’hui get qu’on y faisait de bieu · plus grandes pertes. On n'y regarde plusde si près, et on n’hésite pas d’attaq¤er une place à six · ou sept contre un, parce que les attaques d'aujput- W d’hui_sont bien plus savantes qu’elles n’étàient autrefois. _ ` _ Il y a toutefois une chose à remarquer sui; la ' vieille hypothèse de l’attaque des places, qui est que je ne conseillerais pas à une arméede dix mille hommes d’attaquer une place où»il y en au- rait mille, qu’on serait obligé de circonvaller; la raison est que toute circonvallation devant se régler sur la portée du canon de la place,'et—sur les défauts et avantages de la campagne des en- virons , on est obligé dela faire aussi grande pour les petites armées que pour les grandes. . Dmlomm Or il est bien certain qu’une armée de dir mille

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:i:î;· hommes circonvallerait très-mal une place , si on

i:=·¤x>•=î~¤ voulait Pattaquer dans les formes ordinaires', et qu’une de vingt mille ne la circonvallerait même que faiblement; par la raison qu’il n’y en a point , si petite soit-elle, qui n’ait du moins trois ou quatre cents toises de diamètre avec ses fortifica-