Page:Verne - Le Village aérien, Hetzel, 1918.djvu/46

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levant, ni au couchant. Une agression ne semblait pas imminente. En outre, si rapprochés qu’ils fussent de la lisière, ni Max Huber, ni Khamis, ni Llanga ne parvinrent à découvrir les êtres qui signalaient leur présence par ces multiples feux.

« Devons-nous nous approcher davantage ?… demanda Max Huber, après un arrêt de quelques instants.

— À quoi bon ?… répondit Khamis. Ne serait-ce pas imprudent ?… Il est possible, après tout, que notre caravane n’ait point été aperçue, et si nous décampons cette nuit…

— J’aurais pourtant voulu être fixé !… répéta Max Huber. Cela se présente dans des conditions si singulières… »

Et il n’en fallait pas tant pour surexciter une vive imagination de Français.

« Retournons au tertre », répliqua le foreloper.

Cependant il dut s’avancer plus près encore, à la suite de Max Huber, que Llanga n’avait pas voulu quitter… Et, peut-être, tous les trois se fussent-ils portés jusqu’à la lisière, lorsque Khamis s’arrêta définitivement.

« Pas un pas de plus ! » dit-il à voix basse.

Était-ce donc devant un danger imminent que le foreloper et son compagnon suspendirent leur marche ?… Avaient-ils entrevu un