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le bouclier de partick.

s’étendrait, en suivant la base de la montagne, jusqu’au lieu de halte des Texiens.

Il n’était que six heures, et il faisait encore grand jour.

À cinq ou six portées de fusil, Hunter et ses compagnons s’éloignaient lentement, malgré la crainte qu’ils pouvaient avoir d’être poursuivis. Un moment Ben Raddle et le Scout se demandèrent s’il ne convenait pas de leur donner la chasse, mais, toute réflexion faite, ils estimèrent préférable de s’abstenir. Mieux valait que les Texiens ne connussent pas le petit nombre de leurs adversaires.

Si la bande s’éloignait lentement, c’est qu’elle emportait ses morts et ses blessés. Plusieurs de ces derniers n’auraient pu marcher, ce qui ralentissait leurs compagnons.

Pendant près d’une heure, les Canadiens surveillèrent cette retraite. Ils virent Hunter tourner la base du Golden Mount, et disparaître derrière un contrefort à l’abri duquel il avait établi son camp.

Vers huit heures, on eut achevé de relever la barricade. Deux hommes y furent mis en faction et les autres regagnèrent le petit bois pour le repas du soir.

La conversation porta sur les événements de la journée. L’échec de Hunter ne pouvait être regardé comme un dénouement. On ne serait définitivement en sûreté que lorsque la bande aurait quitté le Golden Mount. Tant que les Texiens persisteraient à se tenir dans le voisinage, il fallait s’attendre à tout. Que l’éruption se produisît d’elle-même, on en viendrait à se disputer à coups de fusil les pépites rejetées par le volcan.

Rien ne troubla la soirée. Néanmoins, on ne songea à goûter quelque repos qu’après avoir pris toutes les mesures commandées par la prudence. Ben Raddle, Summy Skim, le Scout et Neluto convinrent de se relayer pour la garde du barrage. On pouvait compter sur leur vigilance.

Les quelques heures de nuit s’écoulèrent dans un calme absolu,