Page:Viard - Grandes chroniques de France - Tome 8.djvu/271

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Guillaume filz du conte de Haynau[1], et par la gent du roy de France qui deputez estoient à la garde des voies de la mer et des pors d’icelle.


LVII.
De la bataille de Mons en Pevre ; coment les Flamens furent desconfiz[2].

En ce meismes an[3] ensuivant, Phelippe le Biaux roy de France, tierce foiz après le rebellement de ceulz de Flandres, à Mons en Pevre, ou moys d’aoust, assambla contre eulz grant ost. Comme à un jour du moys dessus dit[4], de convenance et d’acort de l’une partie et de l’autre deussent venir à bataille, ceulz de Bruges et les autres Flamens, de maintenant leurs armes prises, toutes les charetes et leurs charioz et leur appareil bataillerez tout entour eulz espessement et ordenéement, devant eulz mistrent, pour ce que nulz ne les peust trespercier ne envaïr sanz grant peril. Et

  1. Guillaume, fils de Jean II d’Avesnes, comte de Hainaut, s’était joint à Renier Grimaldi, amiral de la flotte française.
  2. Pour la bataille de Mons-en-Pevele, les Grandes Chroniques ont, en certains points, développé plutôt que traduit le récit de la Continuation de la Chronique latine de Guillaume de Nangis ; à la fin, elles l’ont écourté (éd. Géraud, t. I, p. 343-345. Cf. Rec. des Hist. des Gaules et de la France, t. XX, p. 590-591).
  3. La Continuation dit : « Circa festum Magdalenæ ».
  4. La Continuation fixe ce jour : « die Martis post Assumptionem beatæ Virginis », soit le mardi 18 août 1304. Sur la bataille de Mons-en-Pevele (Nord, arr. de Lille, cant. de Pont-à-Marcq) qui eut lieu ce jour, voir Annales Gandenses, p. 67 à 79 ; Chronique artésienne, p. 84 à 88. Cf. Funck-Brentano, op. cit., p. 471 à 476.