Page:Vicaire - L’Heure enchantée, 1890.djvu/105

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« Lève-toi, reine
Du monde heureux ;
Ton amoureux
Est dans la peine.

« Il ne veut rien
Que ton sourire ;
Il ne sait dire
Qu’un nom, le tien.

« Que ta voix tendre
S’élève au loin,
Il n’a besoin
Que de l’entendre.

« Il t’aime, et vois,
Pleine de grâce,
L’aurore passe
Entre tes doigts. »


IV


C’est l’heure chantante.
La terre a souri ;
Un frisson d’attente
Passe au bois fleuri.