Page:Vicaire - L’Heure enchantée, 1890.djvu/140

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Au refrain connu,
Madelon s’éveille.
Ah ! quelle merveille
Que ce beau corps nu !

Ses épaules blanches
Sont grêles encor ;
Sa crinière d’or
Lui baigne les hanches.

Mais son front pâlit
Sous les améthystes
Et ses yeux sont tristes
Au fond du grand lit.

Flûtes et violes
Meurent de langueur :
— « Prépare, mon cœur,
Tes étreintes folles.

« Donne à ton galant
Ta bouche peureuse ;
Colombe amoureuse,
Montre ton sein blanc.

Madelon se mire,
Se mire en chantant :
— « Et voila pourtant
Ce teint qu’on admire !