Page:Vicaire - L’Heure enchantée, 1890.djvu/82

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L’univers l’oublie
En son froid linceul ;
Le vent berce, seul,
Sa mélancolie.

Près des flots chantants
La belle repose,
Et pas une rose
Ne manque au printemps.

De papillons jaunes
Les prés sont couverts ;
Les chênes sont verts
Ainsi que les aulnes.

C’est du même feu
Que le soir se dore ;
Les yeux de l’aurore
Ont le même bleu.

Toujours solitaire
En son lit étroit,
Isoline a froid
Sous la froide terre.

Ô doux écoliers,
Fillettes bien aises,
Qui cachez des fraises
Dans vos tabliers,