Page:Vigée-Lebrun - Souvenirs de Mme Louise-Elisabeth Vigée-Lebrun, tome 2.djvu/31

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quoi qu’il en soit, je n’ai su qu’en la parcourant à quel point elle était vaste. Ayant dit à M. Ménageot que j’aurais préféré la voir soutenue par des colonnes au lieu de ces énormes pilastres, il me répondit qu’on l’avait bâtie d’abord comme je le désirais, mais que les colonnes ne paraissant pas assez solides, on les avait entourées ainsi ; il m’a fait voir en effet depuis un tableau où Saint-Pierre est représentée comme je voudrais qu’elle fût.

J’ai monté aussi l’escalier qui conduit à la chapelle Sixtine, pour admirer la voûte peinte à fresque par Michel-Ange, et le tableau représentant le jugement dernier. Malgré toutes les critiques qu’on a faites de celui-ci, il m’a semblé un chef-d’œuvre du premier ordre, pour l’expression et la hardiesse des raccourcis. Il y a vraiment du sublime dans la composition, dans l’exécution. Quant au désordre qui y régne, il est, selon moi, complètement justifié par le sujet.

Le lendemain, je suis allée voir le Muséum. Il est bien vrai qu’on ne peut rien comparer