Page:Villiers de L’Isle-Adam - Axël, 1890.djvu/100

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Hartwig

Miklaus n’a point tort, cette fois : tu es joli, mais tu es une ombre.


Ukko

Mon bon Hartwig, est-ce que tu ne souffres pas à l’ombre de ton bras gauche quand le temps change ?


Hartwig

Si. — Pourquoi cela, mon fils ?


Ukko, rieur

Ah ! demande-le au boulet qui t’emporta sa réalité à Lutzen. Je voulais seulement te faire constater qu’une ombre est quelque chose.


Gotthold

L’enfant a bien raison d’être heureux, et le plus tôt possible ! Vous êtes des esprits chagrins. — Mais, attention ! J’entends… hein ? — Ces pas…


Miklaus

Oui : dans la galerie des Chevaliers.


Hartwig

C’est notre hôte, je pense. — Vite, encore des bûches dans le feu, Miklaus !