Page:Villiers de L’Isle-Adam - Axël, 1890.djvu/109

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matique, lèvres fines… oui, mais nez sans pénétration. Bien. Haut : Bonsoir, herr Zacharias ! — Qu’avez-vous donc ? — Par mon drageoir ! vous paraissez ému.


Herr Zacharias, grave, s’approchant du commandeur

Monseigneur, j’ai, plus d’une fois, eu l’honneur de vous rencontrer, il y a quelque vingt ans. — Vous étiez l’ami du défunt comte ; vous devez aimer son fils.


Le Commandeur, à lui-même

Le dévouement est son côté faible. Haut : C’est un jeune homme d’avenir, et je ferais tous les sacrifices pour le voir prendre son rang dans le monde.


Herr Zacharias

J’ai réfléchi nuit et jour depuis votre arrivée, monseigneur. Les instants de la vie me sont comptés ; votre présence est une occasion tout à fait inespérée que je dois saisir.


Le Commandeur

Ma présence ?


Herr Zacharias, préoccupé

Oui. Je voudrais vous révéler quelque chose de