Page:Villiers de L’Isle-Adam - Axël, 1890.djvu/73

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Il se lève et regarde autour de lui.

Ah ! le soir est venu.

Il va vers la fenêtre et regarde au loin.

Comme il vente là-bas, dans les sapins ! Les bruyères se courbent, les chauves-souris ne volent pas ; signe d’ouragan. Fermons bien le vitrail ; l’odeur des arbres, salubre le jour, est malsaine la nuit, — surtout aux approches du renouveau.



Scène II

MIKLAUS, HARTWIG et GOTTHOLD, entrant à gauche


Ce sont deux grands vieillards, de la stature de Miklaus, vêtus presque militairement encore et d’un assez noble aspect ; ils ont aussi la croix de Fer.



Gotthold

Miklaus, il est temps d’allumer les flambeaux pour les deux convives.


Miklaus, redescendant et se frottant les mains

Et le feu aussi, car on sent les dernières bises !

Il s’approche de la cheminée et ravive le feu.

Ainsi, le docteur ne descendra pas encore au souper ?