Page:Voltaire - Œuvres complètes Garnier tome16.djvu/378

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LXV. Ce n’est qu’en ce temps-là, à savoir en 1717, que vous placez l’entière exécution ou la libre étendue du projet de donner à une petite pièce de cuivre, à peine de la valeur intrinsèque d’un demi-sol de France, celle de trente-deux sols d’argent. Ce projet fut formé à Stralsund, et exécuté en Suède dès 1715, comme il paraît par la première empreinte que j’ai donnée dans mon second volume, tant de cette monnaie fictice que de celles de 1716, 1717, 1718, et de 1719. Cette dernière fut frappée et eut cours en 1718, et le plus grand nombre en parut en cette même année et excita le plus de murmure contre le baron de Görtz.

Par vos propres paroles, il demeure constant qu’on n’a pas toujours également fait usage de cette monnaie : son grand cours ne fut en effet qu’en 1717 et 1718, mais non pas en 1719, car ce fut alors qu’on commença à l’abolir.

LXVI. On est surpris, monsieur, de vous voir donner à gauche sur des choses si voisines de nous, et par conséquent si aisées à approfondir, et de trouver dans une histoire si moderne et si courte tant d’anachronismes.

Les anachronismes et les fautes sont dans ces courtes Remarques ; on s’est cru obligé d’y répondre par respect pour le public.

FIN DES NOTES SUR LES REMARQUES DE LA MOTRAYE.