Page:Voltaire - Œuvres complètes Garnier tome27.djvu/423

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NOTE DE M. DE VOLTAIRE. 413

hommes de lettres estimés. 11 ose censurer le gouvernement, qui, depuis 1725, s'est fait un devoir de laisser la valeur numéraire des monnaies invariable. 11 mérite sans doute d'être puni pour avoir écrit sans permission un pareil lil)olle; mais tous vos amis vous conseillent d'abandonner ce malheureux à sa honte. Tous les citoyens distingués qu'il a outragés avec la même fureur l'ont mé- prisé. Son livre est totalement ignoré à Paris; le nom de ce cuistre ne peut être connu que par vous : il n'est pas digne que vous le tiriez de sa fange.

J'ai l'honneur d'être avec une respectueuse vénération. Monsieur,

Votre très-humble et très-obéissant serviteur,

BiGEX.

N. B. Remarquez, monsieur, qu'il a donné son édition en deux volumes, sous le titre de troisume édition, autre friponnerie. Mais ce n'est qu'une impertinence d'amour-propre.

Je soussigné certifie, et ferai serment quand on voudra, que jamais M. de Voltaire n'a reçu de lettre de M. Vahbè, de Velly; qu'il ne lui a ja- mais écrit, qu'il n'a eu avec lui la moindre correspondance par un tiers.

Fait au château de Ferney, ce 8 février 17G9.

AVagxière, Secrétaire de M. de Voltaire.

M. l'ahbé de Velly, qui travaillait à l'Histoire de France, doit avoir laissé ses papiers en ordre; si on y trouve la moindre trace de la plus légère correspondance entre lui et moi, je consens à passer pour un aussi effronté menteur que l'ex-jésuite Nonotte.

Au château de Ferney en Bourgogne, 9 février 17G9.

Voltaire.

Ayant feuilleté par hasard un assez sot livre intitulé les Er- reurs, etc., composé par un homme qui prend le titre d'abbé Nonotte, et étant tombé sur l'avant-propos du tome second, page l/j, j'ai vu qu'il m'impute, comme à l'éditeur de V Histoire générale de l'Esprit et des Mœurs des nations, d'avoir fait imprimer les paroles suivantes : (( Le clergé n'est qu'un amas d'hommes vicieux, inutiles, à charge à l'État, pour la réformation duquel on

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