Page:Volterra - Henri Poincaré l'oeuvre scientifique, l'oeuvre philosophique, 1914.djvu/40

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lement où l’on a cru que ces courbes étaient les orbites des planètes ? Ne constituait-elle pas un monument artistique superbe, même en dehors de toute idée pratique ?

Laissant de côté ces questions qui nous détourneraient de notre exposé, il nous faut abandonner l’analyse et passer à d’autres branches des mathématiques.



Il y a deux espèces de physique mathématique. Par une ancienne habitude on les regarde comme appartenant à une seule branche et en général on les enseigne dans les mêmes cours, mais leurs types sont bien différents. Dans la plupart des cas, ceux qui s’intéressent beaucoup à l’une, dédaignent un peu l’autre.

Une analyse difficile et subtile s’est attachée aux questions physiques. Elle se pose en leur nom des problèmes et elle tâché de les résoudre d’une manière complète et exacte. Elle s’efforce aussi de démontrer par des méthodes rigoureuses des propositions, telles que les théorèmes d’existence, qui sont fondamentales au point de vue mathématique et logique. C’est la physique mathématique de la première espèce.