Page:Wailly – La Folle ou Le Testament d’une Anglaise, 1827.djvu/18

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CALEB.

Que voulez-vous ? ce pauvre garçon m’a fait tant de peine, que j’ai cru qu’il valait mieux l’achever tout d’un coup !


ANNA.

Un aussi honnête homme !


CALEB.

Au fait, pourquoi le tromper ? vous ne l’aimez pas.


ANNA.

Je ne le hais point.


CALEB.

Vous en épousez un autre.


ANNA.

Un autre ? qui t’a dit ?


CALEB.

Votre cousin, lord Derby, qui arrive aujourd’hui au château, ai-je deviné ?


ANNA.

C’est-à-dire, il n’y a encore rien de décidé là-dessus. D’après sa lettre, il paraît que ma tante, celle qui vient de mourir à New-York, avait formé entre nous des projets d’alliance ; mais il faut encore qu’il me plaise.


CALEB.

Parbleu ! vous seriez bien difficile s’il ne vous plaisait pas ! le cavalier le mieux tourné…


ANNA, en riant.

Tu ne le connais pas.


CALEB.

Je ne le connais pas ! c’est vrai ; je ne l’ai jamais vu…