Page:Wailly – La Folle ou Le Testament d’une Anglaise, 1827.djvu/19

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Mais depuis le roi Jacques, il n’y a eu que de beaux hommes dans la famille ; voyez un peu dans la galerie tous les portraits, hein ! quelles têtes ! et je suis bien sûr que votre cousin n’a pas dérogé.


ANNA.

Au moins, tu n’as pas fait part de tes conjectures à sir Williams : c’est, pour éviter toute querelle que j’ai voulu l’éloigner ; emporté comme il est, lui et mon cousin…


CALEB.

Et puis, ce diable d’homme, tout manufacturier qu’il est, a l’habitude de ne pas manquer son coup, et l’honneur de la famille… (regardant par la fenêtre.) Eh ! mais, qu’aperçois-je ? miss… Quelqu’un qui descend de cheval… Cet uniforme, cet air distingué… C’est lord Derby sans doute.


ANNA.

Mon cousin ! ah ! mon Dieu !


CALEB.

Qu’avez-vous donc ?


ANNA.

Je ne sais ; mais son approche me cause une émotion…


CALEB.

Tant mieux, miss, tant mieux, lorsqu’un joli garçon fait battre le cœur d’une jolie femme, l’amour n’est pas loin.


ANNA.

Mon cher Caleb, j’ai besoin de me remettre un peu… Ce pauvre Williams, que je renvoie, mon cousin, qui arrive… Tu le recevras à ma place. (Elle sort.)