Page:Wailly – La Folle ou Le Testament d’une Anglaise, 1827.djvu/21

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.



ARTHUR.

Allons, appaisez-vous, pas tant de bruit pour moi.


CALEB.

Et pour qui en ferai-je, si ce n’est pour vous, mylord, le prétendu de miss Anna.


ARTHUR.

Ah ! vous savez donc qui je suis ?


CALEB.

Si je le sais ! lord Arthur Derby, cousin de miss Anna du côté paternel et maternel ; du côté paternel par son père, le feu lord Derby, qui était frère du vôtre ; et du côté maternel par Marguerite-Anne Dudley, votre mère, qui était fille d’Arthur Dudley, votre grand-père, qui était fils de Clarisse Dudley votre aïeule, laquelle était une Derby.


ARTHUR.

C’est une généalogie vivante que ce brave homme !


CALEB.

Aussi, mylord, quand on a été trente ans premier valet-de-chambre du feu lord Derby ; que, depuis deux cents ans, les Caleb sont dans la famille, valets-de-chambre de père en fils !…


ARTHUR.

Voilà une famille d’antichambre plus ancienne que bien d’autres !


CALEB.

Avec la survivance pour le fils aîné, mylord ; mais je crains bien que la charge ne s’éteigne avec moi… n’importe ; que Dieu me fasse voir seulement votre mariage avec miss Anna, et le vieux Caleb mourra content.