Page:Wailly – La Folle ou Le Testament d’une Anglaise, 1827.djvu/22

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ARTHUR.

Si pour te contenter, il ne s’agit que de l’épouser, je me sens tout disposé à faire ton bonheur ; une femme riche et jolie, il y a bien des gens qui te rendraient heureux à ce prix-là.


CALEB.

Pour jolie, c’est vrai : (à part.) riche, c’est autre chose ; (haut.) et quand vous l’aurez vue…


ARTHUR.

Je l’ai aperçue en entrant, une physionomie expressive et singulière ; je l’ai même saluée en descendant de cheval. Elle était sur le perron.


CALEB.

Ah ! j’y suis. C’est miss Cécile que vous aurez aperçue.


ARTHUR.

Miss Cécile, fille du premier lit du feu lord ? J’ai passé avec elle une partie de mon enfance, avant de m’embarquer pour l’Amérique, chez une de ses tantes, dans le Northumberland ; elle promettait d’être un jour aussi spirituelle que jolie, mais elle était si jeune…


CALEB.

Elle-même, milord ; du côté de la figure, elle a tenu sa promesse, elle est belle comme un ange… comme sa sœur, parce que cela ne pouvait pas être autrement, c’est dans le sang des Derby. Du côté de l’esprit…


ARTHUR.

Eh bien !…


CALEB.

Elle est folle.