Page:Wailly – La Folle ou Le Testament d’une Anglaise, 1827.djvu/35

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ACTE II.


Scène première.

ANNA, WILLIAMS.



ANNA.

Comment, monsieur, forcer ma porte, quand je vous l’ai défendue ?


WILLIAMS.

Comment, miss, me la défendre au point où nous en sommes !


ANNA.

J’ai mes raisons, vous deviez les respecter.


WILLIAMS.

Vos raisons, je les connais, perfide ! pour les respecter, c’est autre chose : je ne suis pas un Céladon, entendez-vous, je suis négociant ; je n’aime pas plus à être trompé en amour qu’en affaire. Vous aviez promis de m’épouser fin de mois… l’échéance approche, et nous verrons, morbleu ! si…


ANNA.

Point de bruit ; au nom du ciel ! mon cher Williams, taisez-vous ; je vous aime, je n’aime que vous.


WILLIAMS.

Jolie manière de me le prouver, que de me mettre dehors !