Page:Wailly – La Folle ou Le Testament d’une Anglaise, 1827.djvu/56

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ARTHUR.

Allons, Cécile, du courage, sois sans inquiétude, tu me reverras dans cinq minutes.


CÉCILE.

Oui… je te reverrai… comme mon frère peut-être… que j’ai vu rapporter pâle… et tout couvert de sang… Ah ! (Elle pousse un cri et s’évanouit.)


ARTHUR.

Elle se trouve mal ! Cécile, mon amie !… Que faire ?… et l’on m’attend. (apercevant Anna.) Ma cousine, accourez au secours de Cécile, ne la quittez pas, je reviens, je suis à vous dans l’instant. (Il sort.)


Scène XIII.

ANNA, CÉCILE, évanouie, CALEB.



ANNA.

Où va-t-il ? Ce désordre, l’effroi de Cécile, je tremble !


CALEB.

Elle se ranime, miss, elle revient à elle.


ANNA.

Cécile, mon enfant, qu’as-tu, que s’est-il passé ?


CÉCILE, revenant à elle.

Où suis-je ?… que fais-je ici ?… Ah ! c’est toi, ma sœur… c’est toi, Caleb… (Sa figure se calme et reprend une expression de gaîté.) Quel bonheur à présent !… si vous saviez que de bonnes nouvelles j’ai à vous apprendre… Elle ne reviendra plus… jamais… c’est fini… et puis il va y avoir une noce au château… Connais-tu la fiancée, toi… moi, je la connais… Il y aura un bal superbe… c’est