Page:Wailly – La Folle ou Le Testament d’une Anglaise, 1827.djvu/62

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.



CALEB.

Eh mais… qu’est-ce donc ?


CÉCILE, vivement.

J’oubliais… et cette querelle d’hier… Cet homme qui menaçait Arthur… est-il encore ici ?… est-il parti ?… peut-il revenir ?… ne me cache rien… parle… parle… je le veux, je l’ordonne.


CALEB.

Quelle volubilité ! plus je l’écoute, et plus elle me surprend !


CÉCILE.

Répondras-tu ?


CALEB.

Rassurez-vous, miss… Aussitôt que le mariage de votre sœur et de votre cousin sera conclu…


CÉCILE.

Le mariage ? de qui ? d’Arthur et de ma sœur… pas possible !


CALEB.

Pardon, miss, dans quelques momens ils vont signer le contrat…


CÉCILE.

Ah ! quel trait de lumière… Il me semble qu’un voile tombe de mes yeux… Tout à l’heure je me félicitais d’un bonheur nouveau pour moi… mais qu’elle est pénible cette raison que j’ai cru ressaisir, s’il faut l’acheter par le tourment que j’éprouve… Arthur me quitter ! Arthur en épouser une autre… Caleb, es-tu bien sûr de ce que tu dis ?