Page:Wailly – La Folle ou Le Testament d’une Anglaise, 1827.djvu/72

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CALEB, bas, à Anna.

J’ai fait partir un homme à cheval, et dans cinq minutes il aura rattrapé la voiture de M. Smith.


ARTHUR.

Eh bien ! Caleb, quelles nouvelles de miss Cécile ?


CALEB.

Vous la verrez bientôt, milord ; elle vous cherche et désire vous parler.


ARTHUR.

Me parler ?


CALEB.

Oui, milord ; je ne sais ce qu’elle médite, mais elle a prononcé votre nom plusieurs fois, en se promenant à grands pas ; puis elle a rougi soudain, et est allée se renfermer dans sa chambre. Là, nous l’avons entendue parler haut toute seule. Enfin, elle a rouvert sa porte, et nous a dit, avec beaucoup de douceur, qu’elle voulait vous parler et venir dans le salon. Le docteur a ordonné qu’on lui obéît en tout, et qu’on la contrariât le moins possible. La voici.


Scène IX.

ANNA, CÉCILE[1], ARTHUR, CALEB.



CÉCILE, avec beaucoup de douceur.

Ma sœur, ma bonne Anna… Je vous ai causé à tous bien de l’inquiétude, n’est-ce pas ?… Mais je suis mieux à

  1. Son air, sa démarche, sa parure, tout doit annoncer qu’elle est entièrement revenue à la raison.