Page:Wash Irving voyage dans les prairies.djvu/230

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ses pareils au campement, tandis qu’il allait à Saint-Louis, disposer des produits de sa chasse et acheter des ornemens pour sa jeune épouse. Après une absence de quelques semaines, il revint sur les bords du Nick-a-Nanse ; mais le camp était levé. Les cadres des loges et les tisons des feux éteints marquaient seuls la place où il avait existé. À quelque distance, il vit une femme qui semblait pleurer, assise près du ruisseau. C’était sa fiancée. Il courut l’embrasser ; mais elle détourna la tête tristement. Il craignit alors que quelque malheur fie fût arrivé au camp. « Où est notre peuple ? s’écria-t-il.

— Ils sont allés sur les bords de la Wagrushka.

— Et que faisais-tu la, toute seule ?

— Je t’attendais.

— Alors hâtons-nous de rejoindre notre peuple sur les bords de la Wagrushka. »

Il lui donna son paquet à porter, et marcha en avant, suivant la coutume indienne.

Ils arrivèrent à une place d’où l’on voyait la fumée du camp s’élever, dans le lointain, des bords couverts de bois d’un ruisseau.

La jeune fille s’assit au pied d’un arbre. « Il