Pour le mariage de mademoiselle Laure R. (O. C. Élisa Mercœur)

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POUR LE MARIAGE DE Mlle LAURE R… [1]
AVEC M. HENRI D…

À MON NOUVEAU FILS.

J’avais un ange à l’âme pure et tendre,
    Un ange ami, dont l’aspect enchanteur
M’allégissait mes maux, me doublait mon bonheur.
        Et qui savait toujours m’entendre
        Lorsque je lui parlais du cœur.
        Cet être à la douce magie
Que le ciel m’envoya pour embellir ma vie ;
Des miracles charmans qu’à chaque instant, pour moi,
        Sa présence a su faire éclore,

Le prestige agrandi se répandra sur toi.
Car cet ange, Henri, c’est ma fille, ma Laure,
La femme qu’à ton sort unissent en ce jour
De leurs chaînes de fleurs et l’Hymen et l’Amour.
Ô toi, mon nouveau fils ! toi, l’époux de mon ange !
Ce trésor qu’à ton cœur mon cœur a confié,
Quand de votre destin, par un intime échange,
Vous devez tous les deux, recevoir la moitié ;
Ah ! réalisez-moi l’attente la plus chère ;
Que son âme à la tienne inspire l’amitié
        Qu’elle donne à sa pauvre mère.

  1. Madame R…, qui avait essayé quelques vers pour le mariage de sa fille, et qui n’était pas contente de ceux qu’elle avait faits, vint prier Élisa de la tirer d’embarras. Madame R… dit à Élisa qu’elle avait l’habitude d’appeler sa fille son ange.