« Page:Leprohon - Antoinette de Mirecourt ou Mariage secret et chagrins cachés, 1881.djvu/36 » : différence entre les versions

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procha d’elle, et, sans plus de préambules lui demanda de vouloir bien être sa femme.
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À cette demande, elle devint terriblement pâle, et après quelques instants d’un silence plein d’émotion, elle murmura :

— Puis-je être, moi pauvre fille, puis-je être ïdpoùse que votre mère choisirait et qui vous vaudrait Tappro» bation de vos amis ?
— Puis-je être, moi pauvre fille, puis-je être l’épouse que votre mère choisirait et qui vous vaudrait l’approbation de vos amis ?
— Ce h’est pas ce qüé je te demande, dsère Ce» rinhe. Je ne me marie paspour oortipJaireîi més atftis ni à ma mère, et d’ailleurs, ceHe-ci m'aime trbp pour trouver à redire contre le choix que je ferai Ainsi, dis le moi franchement : m’ainœes-tu assez pour devenir ma femme ?

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— Ce n’est pas ce que je te demande, chère Corinne. Je ne me marie pas pour complaire à mes amis ni à ma mère, et d’ailleurs, celle-ci m’aime trop pour trouver à redire contre le choix que je ferai. Ainsi, dis le moi franchement : m’aimes-tu assez pour devenir ma femme ?
Après sdn mariage, la froideur et l’ihdifférencie dft Corinne s’évanouirentcothnaeforidla neige isouilnsoMl d’avril,et jamais feœkne ne frit plus pûtttnftem'ptus^d^> vouée.Jamais de Mii’eeourt ne 4ùi qif ilaVartetajp»» son secret, jamais, non plus, il lui donna à supposer

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Doucement et presque en hésitant, comme si elle eût craint de livrer le secret qu’elle gardait depuis si longtemps, Corinne laissa échapper le ''oui'' si délicieux à entendre et quelques semaines après, leur mariage était célébré très-simplement, sans pompe, dans la petite église du village.. Madame de Mirecourt la première impression de surprise passée, avait sans peine sacrifié ses vœux à ceux du fils qu’elle idolâtrait.

Après son mariage, la froideur et l’indifférence de Corinne s’évanouirent comme fond la neige sous le soleil d’avril, et jamais femme ne fut plus aimante ni plus dévouée. Jamais de Mirecourt ne lui dit qu’il avait surpris son secret, jamais, non plus, il ne lui donna à supposer

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