Essai de Sémantique
1897
| Idée de ce travail | 1 |
PREMIÈRE PARTIE Les lois intellectuelles du langage |
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| Chapitre I La loi de spécialité |
11 |
| Définition du mot loi. — Idée fausse qui règne au sujet des langues dites synthétiques et analytiques. — La spécialité de la fonction est l’une des choses qui caractérisent les langues analytiques. | |
| Chapitre II La loi de répartition |
29 |
| Preuves de l’existence d’une répartition. — Limites du principe de répartition. | |
| Chapitre III L’irradiation |
43 |
| Ce qu’il faut entendre par ce mot. — L’irradiation peut créer des désinences grammaticales. | |
| Chapitre IV La survivance des flexions |
55 |
| Ce que c’est. — Exemples tirés de la grammaire française. — De l’archaïsme. | |
| Chapitre V Fausses perceptions |
62 |
| Fausses désinences du pluriel. — Fausses désinences des cas. — L’apophonie. | |
| Chapitre VI De l’analogie |
67 |
| Idée fausse sur l’analogie. — Cas où le langage se laisse guider par l’analogie. — A. Pour éviter quelque difficulté. — B. Pour obtenir plus de clarté. — C. Pour souligner soit une opposition, soit une ressemblance. — D. Pour se conformer à une règle ancienne ou nouvelle. — Conclusions sur l’analogie. | |
| Chapitre VII Acquisitions nouvelles |
87 |
| Nécessité d’indiquer les acquisitions à côté des pertes. — L’infinitif. — Le passif. — Les suffixes adverbiaux. — Conclusions historiques tirées de la lenteur des acquisitions grammaticales sur l’âge de la grammaire indo-européenne. | |
| Chapitre VIII Extinction des formes inutiles |
101 |
| Difficulté de cette étude. — Formes surabondantes produites par le mécanisme grammatical. — Avantages de l’extinction. Y a-t-il des formes fatalement condamnées à disparaître. | |
DEUXIÈME PARTIE Comment s’est fixé le sens des mots |
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| Chapitre IX Les prétendues tendances des mots |
109 |
| D’où vient la « tendance péjorative ». — La « tendance à l’affaiblissement ». — Autres tendances non moins imaginaires. | |
| Chapitre X La restriction du sens |
118 |
| Pourquoi les mots sont disproportionnés aux choses. — Comment l’esprit redresse cette disproportion. | |
| Chapitre XI Élargissement du sens |
128 |
| Causes de l’élargissement du sens. — Les faits d’élargissement sont autant de enseignements pour l’histoire. — Ils sont une conséquence du progrès de la pensée. | |
| Chapitre XII La métaphore |
135 |
| Importance de la métaphore pour la formation du langage. — Les métaphores populaires. — Provenances diverses des expressions métaphoriques. — Elles passent d’une langue à l’autre. | |
| Chapitre XIII Des mots abstraits et de l’épaississement du sens |
148 |
| Ce qu’il faut entendre par l’épaississement du sens. — Exemples tirés de diverses langues. | |
| Chapitre XIV La polysémie |
154 |
| Ce que c’est que la polysémie. — Pourquoi elle est un signe de civilisation. — D’où vient qu’elle ne cause pas de confusion. — Une nouvelle acception équivaut à un mot nouveau. — De la polysémie indirecte. | |
| Chapitre XV D’une cause particulière de polysémie |
163 |
| Pourquoi une locution peut être mutilée, sans rien perdre de sa signification. — Le raccourcissement, cause d’irrégularités dans le développement des sens. — Les locutions dites « prégnantes ». | |
| Chapitre XVI Les noms composés |
173 |
| Importance du sens. — De l’ordre des termes. — Pourquoi le latin forme moins de composés que le grec. — Limites de la composition en grec. — Des composés sanscrits. — Les composés n’ont jamais plus de deux termes. | |
| Chapitre XVII Les groupes articulés |
186 |
| Exemple de groupes articulés. — Leur utilité. | |
| Chapitre XVIII Comment les noms sont donnés aux choses |
191 |
| Les noms donnés aux choses sont nécessairement incomplets et inexacts. — Opinion des philosophes de la Grèce et de l’Inde. — Avantages de l’altération phonétique. — Les noms propres. | |
TROISIÈME PARTIE Comment s’est formé la syntaxe |
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| Chapitre XIX Des catégories grammaticales |
199 |
| Ce qu’il faut entendre par les catégories grammaticales. — Comment ces catégories existent dans l’esprit. — Sont-elles toutes du même temps ? | |
| Chapitre XX La force transitive |
209 |
| D’où vient l’idée que nous avons d’une force transitive résidant en certains mots ? — Verbes changeant de signification en devenant transitifs. — La force transitive est ce qui donne à la phrase l’unité et la cohésion. — Comment l’ancien appareil grammatical est dépouillé de sa valeur originaire. | |
| Chapitre XXI La contagion |
221 |
| Exemples de contagion. — Les mots négatifs en français. — L’anglais but. — Le participe passé actif. — La conjonction si. | |
| Chapitre XXII De quelques outils grammaticaux |
227 |
| Le pronom relatif. — Le verbe substantif. — Les verbes auxiliaires. | |
| Chapitre XXIII L’ordre des mots |
235 |
| Pourquoi la rigueur de la construction est en raison inverse de la richesse grammaticale. — D’où vient l’ordre de la construction française. — Avantages d’un ordre fixe. — Comparaison avec les langues modernes de l’Inde. | |
| Chapitre XXIV La logique du langage |
243 |
| De quelle nature est la logique du langage. — Comment procède l’esprit populaire. | |
| Chapitre XXV L’élément subjectif |
254 |
| Ce qu’il faut entendre par l’élément subjectif. — Comment il est mêlé au discours. — L’élément subjectif est la partie la plus ancienne du langage. | |
| Chapitre XXVI Le langage éducateur du genre humain |
266 |
| Rôle du langage dans les opérations de l’intelligence. — Où réside la supériorité des langues indo-européennes. — Quelle place la Linguistique doit occuper parmi les sciences. | |
| Qu’appelle-t-on pureté de la langue ? | 281 |
| L’histoire des mots | 305 |
| Index | 341 |